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TAPIS « BLEU » MISÉRICORDE | RVCQ 2017

Montréal le 27 Février 2017- C’est lors du tapis bleu, des Rendez-vous du cinéma québécois, qu’il y a eu la première montréalaise du film miséricorde. Le film réalisé par Fulvio Bernasconi et produit par Nicola Comeau (1976 Productions) met en vedette Évelyne Brochu (Orphan Black), l’acteur belge Jonathan Zaccaï, Charli Arcouette-Martineau (Mémoires vives), Marie-Hélène Bélanger, Daniel Gadouas et Marco Collin.

Tourné à Val-d’Or et à Matagami, le film raconte l’histoire Thomas (Zaccaï), un policier d’origine suisse qui malgré la contre-indication de Laurie Gagnon (Arcouette), policière de la sureté du Québec, décide d’enquêter sur un accident qui a causé la mort de Mukki, un jeune Amérindien. Bien que le séjour de pêche de Thomas soit terminé, celui-ci décide de rester au Québec et s’entête à trouver des indices qui lui mèneront à résoudre ce qui s’est passé. Cette aventure lui fait plonger dans un désarroi relatif à son enfant et lui permet d’entretenir une relation avec John (Marco Collin), l’oncle de la victime qui lui aussi cherche des réponses à la tragédie.  

C’est à travers une série de péripéties que Miséricorde fait ressortir certaines réalités que peu vivent les communautés autochtones. Comme l’alcoolisme, les relations tendues entre la police et la communauté, les préjugés de la police envers les autochtones, les préjugés des autochtones envers les personnes blanches et bien sûr l’importance des traditions.

Pour Charli Arcouette-Martineau, cette expérience fut bouleversante et même après avoir tourné le film, il y a une émotion trouble qui est restée imprégnée dans son mental.  « Mais c’est surtout en fait pour le moral que c’était ruff, parce que le film est difficile. Puis, aussi, on a été vraiment dans des lieux difficiles, on a été à la réserve du lac Simon, puis pour moi c’était la première fois que j’allais dans une réserve. Ça m’a complètement chamboulée. Je veux dire, la réalité, ce n’est pas des conditions faciles, il y a beaucoup de personne qui sont dans la misère. » — Charli Arcouette-Martineau

Daniel Gadouas dit que participer dans un projet de coproduction Suisse/Canada est une belle expérience. Sur le plateau de tournage, il y avait des Européens, des Québécois, des Allemands, des Italiens, d’autant plus que le réalisateur ait été très à l’écoute des conseils. Puis, finalement, cela a amené à un bon résultat.

« Ça été une belle expérience je recommencerais n’importe quand… Fulvio est un gars extraordinaire, a été très ouvert à toutes propositions que je pouvais faire, en ce qui concerne les dialogues. »— Daniel Gadouas

Enfin, le film Miséricorde suit cet engouement pour les films tournés avec des autochtones ou dans le Grand Nord, dernièrement au moins trois productions québécoises se sont inspirées de cette culture, Avant les rues, Un ours et deux amants et Iqaluit. Celui-ci sera présenté en salle au printemps 2017 et est distribué au Canada par Filmotion International.